Projet artistique : Folie-urbaine

L’artiste travaille sur l’espace social de la rue et du métro et explore la culture visuelle urbaine. Le projet Folie-urbaine est un projet photographique d’art contemporain urbain, qui s’inspire du travail de Jacques Villeglé sur les affiches lacérées, et le prolonge sur tous les signes urbains.

C’est un art aussi éphémère que le temps du jour et de la nuit. C’est un art-mouvement, ultra mobile, un art urbain de la déchirure. Un art qui lacère le cœur et laisse passer des lumières murales. Comme dans la vie, les déchirures se créent, passent, s’intensifient, disparaissent au fil des mises à jour des affiches, du temps qui passe.

 

« Exposer le sens au travers de la déchirure »

 

 

Comme dans la vie, chaque épreuve donne du sens à la suite de nos parcours. La déchirure, la faille, l’écorchure laisse toujours entrevoir un changement qui s’opère ou pas dans la vie de notre quotidien. La déchirure est organique et viscérale, sur les murs elle devient minérale et développe les ambiguïtés de sens. Les images déchirées qui jalonnent le mobilier urbain sont des traces de nous. Des traces que l’on laisse derrière nous. Des espoirs glanés au travers d’un mot ou d’une succession de couleur voire d’un mur. La démarche consiste à mettre au jour cette œuvre d’art que chacun de nous produit dans son quotidien, aussi bien par les « lacérateurs anonymes » que par l’érosion du temps. Il en sort alors des tableaux le plus souvent très colorés, granuleux qui mettent en contraste les mots et les failles. Le cadrage permet de mettre en valeur cet instant unique de la déchirure et de l’offrir aux spectateurs.

« . L’image brute est exacerbée, intensifiée, révélée grâce au cadrage, au dé-cadrage, au point de vue, et se révèle en une œuvre d’art urbain contemporain. Je veille à saisir la déchirure qui crée une rencontre éphémère entre plusieurs affiches, plusieurs univers et discours, dont la jonction inopinée crée une œuvre nouvelle. C’est cette recomposition liée à l’aléa éphémère des déchirures des affiches que j’immortalise. » Philippe Yvon